Pourquoi développer un réseau IoT dédié ou semi-privé ?

A l’heure où l’Internet des Objets s’étend de manière exponentielle, du domaine particulier à celui de l’industrie, en passant par les “Smart Cities”, certaines entreprises et collectivités  s’interrogent sur les avantages à s’affranchir des réseaux publics. 

Deux alternatives possibles : les réseaux privés ou semi privés.

Lorsqu’il s’agit d’équiper son logement avec quelques objets connectés, à l’échelle individuelle, il est cohérent d’employer les protocoles existants tels que le proposent certains opérateurs, le réseau wifi ou la connectivité bluetooth. 

En revanche, à l’échelle d’une agglomération par exemple, lorsque le déploiement de l’IoT porte sur différents projets de grande envergure, les coûts d’abonnement à un réseau existant deviennent rapidement considérables. En effet, si on imagine une métropole projetant de développer une stratégie IoT dans les domaines suivants:

  • la gestion de l’éclairage public et adaptation au flux de passage
  • la facilitation du stationnement par l’indication des places libres restantes 
  • la surveillance de l’espace public grâce à des caméras.
  • la distribution des eaux

Nous pouvons aisément imaginer le nombre faramineux de messages échangés chaque jour. Avec un opérateur classique 3G, 4G ou même un réseau “Low Power Wide Area Network”  tels que le proposent LoRaWAN ou Sigfox, les coûts d’abonnement s’élèvent rapidement. La ville ne maîtrise pas la gestion de ses données puisqu’elle reste dépendante de son fournisseur de connectivité. Les sommes engagées sont donc importantes sans qu’il ne s’agisse d’un réel investissement. 

La privatisation du réseau peut être une solution.

Certaines métropoles, tenant à leur statut de “Smart City” et foisonnant de projets ambitieux en IoT, ont envisagé de créer leur propre réseau. La ville de Nice, par exemple, très axée sur les nouvelles technologies, a fait le choix de développer son propre réseau de collecte de données. L’investissement de base est important puisqu’il requiert l’achat, l’installation et la gestion des antennes, le paramétrage des capteurs mais aussi des moyens humains et intellectuels afin de développer et maintenir le réseau.  Cela comprend notamment la mise en place en amont d’une équipe de techniciens compétents, le remaniement de certains services municipaux, la formation de personnel dédié à ce projet. Une indépendance et une réduction des frais qui nécessitent une bonne préparation de l’infrastructure. La réussite du pari réside alors dans la maîtrise de la technologie et la constitution d’une équipe dédiée compétente.

L’alternative hybride du réseau dédié ou semi-privé.

Si le défi s’avère trop difficile à relever, il existe une solution intermédiaire présentant alors de nombreux avantages : le réseau semi-privé.

La structure peut alors faire appel à une société prestataire, lui assurant à la fois une tranquillité d’esprit et des avantages financiers. 

L’objectif est de s’affranchir des réseaux existants pour une meilleure maîtrise des coûts financiers. En effet, la société prestataire fait bénéficier à ses clients d’une mutualisation du volume des données. En achetant un important volume de datas à un opérateur, elle en fait bénéficier tous les objets connectés de ses clients, quelle que soit leur consommation, quel que soit leur nombre. Disposant de bases de données forfaitaires, le prestataire garantit des prix fixes, les entreprises clientes pouvant ainsi budgétiser les dépenses de communication d’une année sur l’autre, sans craindre une variation des coûts en cas d’augmentation du nombre d’objets connectés.

Le second avantage du réseau dédié ou semi-privé est l’hyper-sécurisation des données. Le prestataire exploite les infrastructures de télécommunication existantes, bénéficiant ainsi de leur large couverture réseau et loue des canaux spécifiques pour ses transferts de data.

Avec un réseau dédié, la collectivité ou l’entreprise dispose d’une qualité de service professionnelle comprenant la mise à jour logicielle en fonction de l’évolution technologique et la maintenance du réseau. Cette prise en charge assure une sérénité à l’entreprise qui peut alors mobiliser toutes ses ressources humaines pour son activité principale.